Pour jouer, un bon SSD NVMe PCIe 4.0 suffit. Les SSD PCIe 5.0 affichent des débits bien plus élevés, mais dans les jeux actuels l'écart de temps de chargement reste généralement faible. À budget égal, mieux vaut plus de capacité en PCIe 4.0.
Pourquoi les débits ne se traduisent pas en jeu
Les débits séquentiels maximaux, mis en avant sur les boîtes, mesurent la lecture de gros fichiers continus. Un jeu lit beaucoup de petits fichiers, décompresse des données et prépare le monde avec le processeur : le stockage n'est qu'une étape parmi d'autres. Au-delà d'un certain niveau, accélérer le SSD ne raccourcit plus beaucoup le chargement.
Le passage d'un disque dur à un SSD est spectaculaire. Le passage d'un SSD SATA à un NVMe est perceptible dans certains cas. Celui d'un NVMe PCIe 4.0 à un PCIe 5.0 l'est rarement en jeu, d'après les mesures publiées par les médias spécialisés.
Les contraintes du PCIe 5.0
Un SSD PCIe 5.0 demande une carte mère et un processeur compatibles avec cette norme sur l'emplacement M.2 utilisé. Ces SSD chauffent davantage et sont souvent vendus avec de gros dissipateurs, qui peuvent gêner la carte graphique ou un ventirad. Leur prix au téraoctet est aussi plus élevé.
Sur PS5, la console exige du PCIe Gen4 : un SSD PCIe 5.0 y fonctionne généralement en mode Gen4, sans bénéfice.
Quand le PCIe 5.0 a du sens
Pour des usages de création qui manipulent de gros fichiers (montage vidéo lourd, transferts massifs), ou si l'écart de prix est faible au moment de l'achat. Pour un PC dédié au jeu, privilégiez la capacité, l'endurance (TBW), la garantie et un bon contrôleur.
Les technologies comme DirectStorage pourraient exploiter davantage les SSD rapides à l'avenir, mais leur adoption dépend des jeux.
En pratique
Pour un PC de jeu, comparez les SSD PCIe 4.0 sur leur capacité, leur endurance annoncée, la durée de garantie et la réputation du contrôleur. Si votre carte mère dispose d'un emplacement PCIe 5.0 et que l'écart de prix est faible, rien n'interdit de le choisir, mais ce n'est pas l'élément qui changera vos parties.
Si vous manquez de place, ajouter un second SSD PCIe 4.0 dédié aux jeux est souvent plus utile que de remplacer un SSD existant par un modèle plus rapide.
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Comparer deux SSD PCIe 4.0 entre eux
- Mémoire TLC ou QLC : la QLC coûte moins cher au téraoctet mais ralentit nettement une fois son cache rempli lors des longues copies. Pour installer de gros jeux souvent, la TLC est plus régulière.
- Cache DRAM : les modèles qui en sont dépourvus empruntent un peu de mémoire système (HMB). Suffisant pour le jeu, moins confortable en écriture soutenue.
- Endurance (TBW) : elle augmente avec la capacité ; pour un usage de joueur, elle est rarement atteinte.
- Performances aléatoires : les accès à de petits fichiers comptent davantage en jeu que les débits séquentiels de l'emballage.
- Dissipateur : utile dans un emplacement mal ventilé, à condition qu'il ne gêne pas la carte graphique.
Questions complémentaires
Un SSD PCIe 5.0 fonctionne-t-il dans un emplacement PCIe 4.0 ?
Oui, la norme est rétrocompatible : il fonctionnera à la vitesse de l'emplacement, donc comme un SSD PCIe 4.0. Vous payez alors un surcoût sans bénéfice, sauf projet de changer de carte mère.
Où installer le SSD de jeux sur la carte mère ?
Sur l'emplacement M.2 relié au processeur si possible, généralement le plus proche du socket. Les emplacements reliés au chipset conviennent aussi très bien pour un second SSD de jeux.